Récap de cette note
- Les problèmes de mon ancien workflow : discontinuité et accumulation de retard ;
- Les solutions que j’ai mis en place et les résultats que j’ai obtenu ;
- Un petit tuto pour expliquer comment appliquer ce workflow.
Par cette note volante, j’aimerais revenir sur un élément de mon espace de travail. Dans workspace-v1 je parlais de mon organisation générale, de ce vault et la publication avec Quartz. Cette fois j’aimerais parler de la manière dont je lis, annote, trie et réinjecte mes lectures dans l’écriture.
On parle rarement des gestes minuscules qui rendent la recherche possible au fil du quotidien : ouvrir un article, le conserver pour plus tard, le lire dans de bonnes conditions, marquer un passage, retrouver une idée plusieurs semaines après, puis la faire revenir au bon moment dans un manuscrit. Pourtant, une bonne partie du confort intellectuel tient précisément là.
Depuis quelques mois, j’ai progressivement fait évoluer mon workflow de lecture. Le changement n’a rien de spectaculaire au sens héroïque du terme. Je n’ai pas « réinventé » la lecture savante. J’ai surtout essayé de rendre mon circuit plus organique, plus léger, et surtout plus compatible avec ma manière réelle de lire : par fragments, sur plusieurs supports, souvent hors du bureau, avec le besoin de garder des traces mobilisables sans avoir à refaire trois fois le même travail.
Plus je lis, moins j’ai de patience pour les outils qui me demandent de servir de secrétaire à mes propres annotations.
V1 : un workflow déjà atypique et solide, mais encore un peu morcelé
La première version de mon workflow n’avait rien d’un bricolage chaotique. Au contraire, elle était déjà assez structurée, et elle fonctionnait globalement bien. Elle était déjà le résultat d’une réflexion pour scinder la lecture de Zotero (notamment à cause de l’ergonomie des collections, et des crashs récurrents à certaines versions). Je sais que nombre d’entre vous lisent depuis Zotero pour annoter.. Peut-être que ma proposition vous fera changer d’avis.
Donc, cette v1 reposait sur une chaîne relativement simple.
Je repérais d’abord mes textes dans les bases académiques. Je faisais ensuite de la curation dans Readeck1, qui me servait de lieu de stockage et de mise en attente, comme une pile à lire. À partir de là, deux options s’ouvraient : soit je lisais directement dans Readeck, soit je téléchargeais l’EPUB pour le transférer sur ma liseuse. Au cours de la lecture, je prenais des notes manuscrites. Une fois les articles lus, je les archivais, et je mettais en favoris ceux que je pensais vouloir citer plus tard dans mon manuscrit. Cette étape se déroulait bien sûr directement par l’interface de Readeck. Lorsque le moment venait de les faire entrer dans ma bibliographie de travail, je les importais dans Zotero. Enfin, je travaillais à partir de notes manuscrites prises pendant la lecture.
Dit comme cela, le circuit peut sembler un peu composite, mais il avait plusieurs qualités :
- il séparait assez bien les temps de la lecture : le repérage, la mise en attente, la lecture effective, puis la réintégration bibliographique.
- il me permettait de lire sur liseuse, ce qui était déjà un point essentiel pour moi.
- il laissait une vraie place à la note manuscrite, que je n’ai jamais cherché à éliminer : j’aime écrire à la main pendant la lecture, parce que cela ralentit utilement le geste, oblige à reformuler, et donne souvent lieu à une appropriation plus forte des idées.
Le problème n’était donc pas que cette V1 ne fonctionnait pas. Le problème, c’est qu’elle restait encore trop dépendante de médiations intermédiaires. Les annotations ne circulaient pas toujours comme je l’aurais voulu. Les annotations manuscrites ne sont pas du tout interopérables et sont rapidement abandonnées… Et surtout, la chaîne reposait encore un peu trop sur ma propre vigilance : se souvenir de ce qui avait été surligné, savoir où retrouver telle remarque, décider à quel moment un article devait changer de statut et passer de la simple lecture au matériau réellement mobilisable dans l’écriture.
J’aime beaucoup écrire à la main. En revanche, j’aime beaucoup moins jouer le rôle de colle technique entre trois logiciels qui pourraient très bien se parler entre eux.
Le vrai problème : la discontinuité
En réalité, ce qui me gênait dans la V1 n’était pas un défaut isolé, mais une question plus générale : la lecture était encore trop pensée comme une suite d’étapes distinctes.
Or, dans la pratique, je lis rarement de manière aussi propre. Je commence un article, je l’interromps, j’y reviens dans les transports, je surligne un passage sans savoir encore si je le citerai, puis je comprends plus tard qu’il sera central pour telle section du manuscrit. Entre la découverte d’un texte et sa réutilisation, il y a toute une vie intermédiaire que les workflows trop rigides prennent mal en charge.
Ce qu’il me fallait, ce n’était donc pas nécessairement « plus d’outils ». C’était un dispositif où la lecture elle-même redevienne le centre, et où les autres opérations — stocker, synchroniser, retrouver, citer — viennent la soutenir au lieu de l’interrompre.
V2 : faire de la liseuse le centre de gravité
Le vrai tournant de cette V2 a été de déplacer le centre de mon workflow vers la liseuse.
En réalité, le problème n’était pas seulement celui du support, mais celui de l’interface. Tant que mes articles restaient mélangés à mes livres sur la Kobo, ils perdaient presque toujours la compétition. Je finissais par ouvrir un livre « juste pour quelques pages », et les articles continuaient de s’empiler. À son pire moment, ce décalage représentait près de 42 heures de retard de lecture.
J’ai donc compris que je n’avais pas seulement besoin d’un meilleur outil de lecture, mais d’une séparation nette entre deux régimes de lecture : d’un côté les livres, de l’autre les articles. Je ne lis pas les uns comme les autres, je ne les annote pas de la même façon, et je ne voulais plus qu’ils cohabitent dans la même logique d’interface.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé d’installer KOReader sur ma Kobo. KOReader est un lecteur alternatif, beaucoup plus configurable que l’interface d’origine, que l’on peut installer en parallèle du système Kobo. Dans mon cas, l’intérêt n’était pas de remplacer complètement l’interface native, mais plutôt d’ajouter une sorte de second versant à la liseuse — un espace distinct, dédié aux articles et à leur annotation.
Autrement dit, j’ai commencé à penser ma liseuse comme un objet presque réversible :
- au recto, le système Kobo d’origine (Nickel), que je conserve pour les livres ;
- au verso, KOReader, que je réserve aux articles.
Cette forme de double accès, ou de side-boot, m’a permis de ne pas sacrifier un usage à l’autre, tout en séparant clairement les deux bibliothèques, les deux rythmes de lecture et, au fond, les deux dispositions d’attention.
Cette décision était importante pour moi, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’une préférence technique. Lire un article scientifique sur liseuse, ce n’est pas du tout la même expérience que le lire dans un onglet de navigateur ou sur un écran d’ordinateur. La concentration n’est pas sollicitée de la même manière. Le texte n’est pas enchâssé dans un environnement saturé d’alertes, d’onglets, de messageries et de tentations diverses. La lecture redevient un geste plus continu, plus disponible, plus silencieux.
J’ai aussi amélioré l’interface avec Project: Title, ce qui m’a permis d’avoir une présentation plus agréable et plus lisible de ma bibliothèque sur KOReader. Là encore, cela peut sembler anecdotique, mais le confort d’interface joue énormément dans la disposition à lire. Plus l’espace de lecture est accueillant, plus il devient naturel d’y revenir quotidiennement.
Voici une capture d’écran de l’interface finale :

En plus, soyons honnêtes.. Les écrans eink sont tellement plus confortables que nos écrans LCD !
La bascule décisive : annoter directement sur la liseuse
La V2 a vraiment pris forme lorsque j’ai cessé de considérer Readeck comme l’interface principale de la lecture. Désormais, je l’utilise surtout comme point d’entrée et comme serveur d’arrière-plan. La lecture active, elle, se fait presque entièrement sur la liseuse.
C’est là qu’intervient mon travail sur readeck.koplugin.
À l’origine, le plugin permettait déjà de synchroniser des articles Readeck vers KOReader et de faire remonter certains éléments. Mais avec l’évolution de Readeck (v0.22.2), qui a introduit des fonctionnalités plus riches autour des highlights, j’ai eu envie d’aller plus loin et de reprendre le plugin pour qu’il réponde davantage à mes usages réels. Cela impliquait notamment de corriger certaines limites du parsing XHTML et de retravailler la logique de synchronisation pour que les annotations remontent proprement.
Concrètement, cela change tout : aujourd’hui, je fais mes annotations directement sur la liseuse. Je surligne, j’ajoute des remarques, et ces annotations remontent en un clic sur Readeck, sans que j’aie besoin de repasser par une interface intermédiaire pour les copier ou que je doive relire des notes séparées de l’article. Readeck n’est plus le lieu où je lis vraiment. Il est devenu un lieu de stockage, pile à lire, mais aussi, pile à citer.
Cette différence est importante. Dans la V1, Readeck faisait encore écran entre la curation, la lecture et la bibliographie. Dans la V2, il devient un relais discret. La lecture n’est plus pensée comme une étape encapsulée dans un outil ; elle s’établit là où elle est la plus confortable et la plus soutenable au quotidien, c’est-à-dire sur la liseuse.
À quoi ressemble la V2, concrètement
Le workflow actuel est beaucoup plus simple à décrire qu’il ne l’était auparavant.
1. Curation depuis les bases académiques (inchangée)
Je repère toujours mes articles dans les bases académiques. Lorsqu’un texte m’intéresse, je l’importe avec le plugin Chrome de Readeck. À ce stade, Readeck me sert avant tout de sas de collecte. Il centralise les articles, les garde disponibles, et me permet d’alimenter la suite du circuit sans effort.
2. Lecture quotidienne sur la liseuse
On note l’absence d’étape entre la curation et la lecture quotidienne : pas de transfert par cables, pas de longue recherche dans le flux RSS de Readeck, juste un clic : télécharger les 15 articles non-lus les plus vieux.
Ensuite, dans ma routine quotidienne, je synchronise sur ma liseuse les quinze articles les plus anciens. En parallèle, j’envoie les highlights de la veille vers le serveur. Cela crée une circulation très naturelle : la liseuse devient le lieu de la lecture, tandis que le serveur conserve et structure ce qui a été produit.
Quand je pense qu’un article pourra me servir dans le manuscrit, j’ajoute aussi des labels supplémentaires2. Cela me permet de pré-classer mes lectures non pas seulement selon leur importance abstraite, mais selon leur futur usage dans l’écriture. Un article peut ainsi être marqué en fonction d’un chapitre, d’une sous-partie, ou d’un nœud argumentatif précis.
C’est un petit geste, mais il change beaucoup de choses. J’ai délibérément décidé de ne plus choisir les articles que je lis, pour éviter de procrastiner certains articles, devenus trop vieux pour être liés à ma réflexion. Aussi, le fait de pouvoir interagir avec Readeck depuis la liseuse libère un temps considérable que je pensais incompressible : les transferts, le report des annotations, etc.
3. Import ciblé dans Zotero
Enfin, lorsque je décide qu’un article doit vraiment entrer dans Zotero, je l’importe dans ma bibliothèque sur Zotero. Cette étape commence de la même manière : par un DOI, ou une entrée BibTEX. Lorsque la référence est importée, il me suffit de cliquer sur Outils → Importer les annotations de Readeck pour qu’il m’envoie les annotations associées à l’article que je viens d’ajouter.
C’est pour cela que j’ai développé un second plugin, Readeck2Zotero. Son rôle est volontairement simple : permettre, depuis Zotero, de récupérer les annotations stockées côté Readeck pour l’article concerné.
Depuis mon mémoire de Master, je m’étais promis de ne plus alimenter ma biblio Zotero des articles “à lire”, car c’est un vrai bazar de les retirer ensuite. Les collections deviennent difficiles à maintenir… Et le stockage des articles n’est vraiment pas optimal en version gratuite.
En pratique, cela veut dire que Zotero n’est plus alimenté trop tôt ni de manière massive. J’y fais entrer les textes au moment où ils deviennent réellement utiles dans le travail bibliographique et rédactionnel, et ils arrivent déjà accompagnés de leurs traces de lecture. Zotero garde donc son rôle de gestionnaire bibliographique.
Résultat : workflow plus naturel
Ce que j’aime dans cette V2, c’est qu’elle est à la fois plus technique en arrière-plan et beaucoup plus simple dans l’expérience vécue.
En fait, elle était technique à mettre en place, mais à partager, elle est facile puisqu’il suffit d’installer les plugins…
Il y a bien sûr plusieurs outils, plusieurs plugins, plusieurs couches logicielles. Mais au quotidien, je les sens beaucoup moins qu’avant. La chaîne est devenue plus organique : je repère, je synchronise, je lis, j’annote, puis je récupère au besoin dans Zotero. Le nombre de décisions parasites a diminué. Le nombre d’étapes que je dois mentalement surveiller a diminué. Le système ne me demande plus sans arrêt où j’en suis dans sa propre logique.
En ce sens, la V2 n’est pas un workflow « plus complexe ». C’est un workflow dont la complexité a été déplacée du côté de l’infrastructure, pour me laisser une expérience plus simple du côté de la lecture.
Le vrai luxe, ce n’est pas l’automatisation pour elle-même. C’est d’avoir un système assez discret pour me laisser lire dans le tram sans avoir l’impression de manipuler une chaîne logistique.
Les résultats de ce workflow amélioré
Le résultat le plus net est aussi le plus banal à formuler : j’ai rattrapé mon retard de lecture.
Résultats chiffrés en détails : Retard de lecture
Cette v2 ne s’est pas installée d’un coup. D’abord, c’est lorsque j’ai dépassé les 40h de retard, que j’ai simplement arrêté de lire sur Readeck. Il m’a fallu 1 mois pour me rendre compte que 60 onglets sur mon navigateur n’était pas une bonne idée : il fallait réhabilité Readeck.
Le fait de récupérer les articles sur KOreader m’a permis en 3 semaines de légèrement réduire mon retard (42h → 36h), mais le transfert manuel était pénible et les annotations étaient fastidieuses à récupérer, et elles n’arrivaient jamais jusqu’à Zotero. J’ai recommencé à alimenter Readeck à ce moment là, et j’ai maintenu mon retard entre 34 et 36h pendant environs 3 semaines.
La mise en place de la synchronisation KOreader ←→ Readeck m’a permis en 10 jours de diviser mon retard de lecture par 2 mon retard de lecture. J’ai continué à l’alimenter régulièrement.
La synchronisation des annotations est récente mais me permet déjà de mobiliser les annotations dans ma rédaction. Et c’est une vraie bouffée d’air !
Je pourrais présenter cela comme un effet de motivation retrouvée ou de meilleure discipline personnelle, mais ce serait passer à côté de l’essentiel. Si j’ai rattrapé ce retard, c’est en grande partie parce que le dispositif s’est enfin mis au service de la lecture réelle.
Lire et annoter sur la liseuse facilite nettement la concentration. La lecture devient plus active, plus engagée, mais aussi plus mobile : elle peut se faire hors du bureau, dans le tram, dans une salle d’attente, ou simplement dans un contexte moins saturé de distractions. Le geste de surligner ou de commenter ne demande plus de repasser plus tard devant l’ordinateur pour être exploitable. Et cela change profondément la manière dont les lectures s’accumulent.
Au lieu d’avoir un stock d’articles « à reprendre » parce qu’ils ont été lus dans un contexte imparfait, je dispose plus souvent d’articles déjà traversés, déjà balisés, déjà un peu préparés pour l’écriture. Ce n’est pas seulement un gain de temps. C’est un gain d’élan.
Ce que cette V2 dit aussi de mes pratiques de recherche
Au fond, cette note ne parle pas seulement d’outils. Elle parle d’une manière de considérer les infrastructures minuscules de la recherche.
Les workflows ne sont pas neutres. Ils rendent certaines pratiques naturelles, et d’autres pénibles. Ils favorisent certains rythmes de lecture, certaines manières de classer, certaines façons d’oublier ou de retrouver. Lorsqu’un circuit technique est mal ajusté, on le compense en attention, en mémoire, en discipline, en culpabilité parfois. Lorsqu’il est mieux ajusté, une partie de la charge mentale se déplace, et le travail devient simplement plus habitable.
C’est cela que j’essaie de construire ici : non pas un dispositif impressionnant, mais un environnement suffisamment discret pour me laisser lire, annoter et écrire sans que chaque passage d’un outil à l’autre ne devienne une micro-rupture.
Tutoriel : mettre en place un workflow proche du mien
Je ne vais pas présenter ce workflow comme une méthode universelle. En revanche, il est tout à fait reproductible si l’on accepte une petite part de configuration initiale. L’idée n’est pas d’ajouter des outils pour le plaisir, mais de construire une chaîne de lecture dans laquelle les annotations circulent sans obliger à repasser sans cesse par l’ordinateur.
Pour reproduire ce workflow au plus près, il faut quatre briques principales.
1. Readeck comme point d’entrée
La première brique est Readeck, que j’utilise comme espace de collecte et de synchronisation. La version 0.22.2 publiée le 8 mars est indispensable pour la compatibilité du plugin KOreader, mais non nécessaire pour celui de Zotero.
Si vous voulez tester et n’avez pas les compétences pour l’installer sur un serveur personnel, écrivez-moi, je vous ferai un compte pour tester. Courant 2026 ils proposeront une version en cloud.
Readeck propose une extension navigateur qui permet d’enregistrer directement une page depuis Firefox ou depuis un navigateur Chromium.
2. KOReader sur la liseuse
La deuxième brique est KOReader, que j’ai installé sur ma Kobo comme lecteur alternatif. KOReader est un lecteur open source multi-formats, disponible notamment sur Kobo, Kindle, PocketBook et Android.
Dans mon cas, l’intérêt n’était pas de remplacer complètement l’interface Kobo d’origine, mais de créer une séparation nette entre deux régimes de lecture :
- recto : le système Kobo d’origine (Nickel OS), que je garde pour les livres ;
- verso : KOReader, que je réserve aux articles. Cette séparation a été décisive. Tant que les articles étaient mélangés aux livres dans la même interface, ils perdaient presque toujours la compétition. Je finissais par lire des livres, et les articles continuaient de s’accumuler.
3.1. readeck.koplugin
La troisième brique, et sans doute la plus décisive dans ce workflow, est readeck.koplugin (la version que j’ai proposé mais qui continue celle de iceyear.
Ce plugin permet à KOReader de communiquer directement avec mon serveur Readeck. Très concrètement, il sert à deux choses :
- faire descendre les articles depuis Readeck vers la liseuse ;
- faire remonter les highlights et annotations produits pendant la lecture.
C’est lui qui rend possible la continuité entre la curation et la lecture quotidienne. Une fois le plugin configuré avec l’URL du serveur et le token API, il suffit d’aller dans les paramètres pour demander “Sync-it better !” et en récupérant les articles, vous enverrez nos annotations. Il est possible de paramétrer comment choisir les articles et combien d’articles.
3.2. Project: Title
Le second plugin important est Project: Title.
À première vue, il pourrait sembler secondaire, mais il il rend crédible l’idée même d’un verso de la liseuse. Il organise améliore l’interface native de KOreader (qui est une catastrophe en ergonomie) pour organiser la bibliothèque. Ce mode place en haut de la liste les articles qu’on a déjà commencé à lire, et affiche une barre de progression. Vous pouvez, comme moi, remplacer dans les dossiers de koreader le logo hero.svg par le logo de Readeck.
Project: Title améliore nettement l’expérience de navigation. Il rend la bibliothèque de KOReader plus lisible, plus agréable, et plus proche d’une interface de liseuse “native”, tout en conservant la souplesse de KOReader. Ce n’est pas un simple embellissement : c’est une manière de rendre les articles visibles, donc lisibles.
Ce n'est pas qu'un détail superficiel. Avant de le faire, j'avais l'impression d'avoir une interface au rabais, où je me rendais à reculons...
4. Zotero pour la gestion bibliographique
Enfin, j’utilise Zotero non comme point d’entrée principal, mais comme lieu d’import bibliographique au moment où un article devient réellement utile pour le manuscrit.
4.1. Readeck2Zotero pour importer les annotations
Les plugins Zotero s’installent classiquement via un fichier .xpi glissé dans Outils → Plugins.
C’est exactement comme ça que vous pouvez utiliser mon plugin Readeck2Zotero : Vous devez le télécharger en suivant le lien, puis à droite dans “Releases”, vous téléchargez le readeck2zotero.xpi et vous l’importez dans Zotero. Ensuite, depuis Outils → Configurer Readeck vous pouvez entrer le lien du serveur et le jeton d’API. Il suffira sur un article de clic-droit → Importer annotations Readeck et de vous laisser porter.
Comme souvent, cet article est co-écrit avec GPT (5.4). Ça me permet de vous transmettre ma réflexion sans perdre trop de temps (précieux en thèse). J'essaye de toujours proposer des articles de qualité malgré mon indisponibilité chronique.
Et je sais que je devrais quitter GPT à cause des engagements récents de OpenAI auprès de l’armée américaine. Je travaille à trouver une alternative qui me permette de conserver mon style et ma réflexion avec un modèle de langage. Pour l’instant, vous respecter est ma priorité.
Footnotes
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C’est un outil comme Instapaper ou Read-it-later, mais auto-hébergé, en l’occurrence sur mon raspberry pi, à la maison. ↩
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Le plugin readeck.koplugin propose à la fin de la lecture de faire une “review”, si la note est supérieure à 3 étoiles, il est mis en favoris. Et le commentaire de la review peut contenir de nouveaux labels, séparés par des
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